Bon usage du médicament

Actualités
03
février
2012

L’Afssaps propose un document d’information que les médecins sont invités à remettre aux patients avant de débuter un traitement par isotrétinoïne orale. L’objectif est d’alerter sur les risques associés au traitement, notamment les effets tératogènes et les troubles psychologiques.

Le feuillet, à imprimer sur le site de l’Afssaps, est un outil de dialogue avec le patient et son entourage. Il précise les règles à respecter au cours d’un traitement par isotrétinoïne orale pour prévenir la survenue d’effets indésirables graves. Les principaux sont le risque de malformations fœtales et les troubles psychologiques, en particulier troubles dépressifs et comportements suicidaires.

L’Afssaps précise que le lien entre la prise d’isotrétinoïne et la survenue de troubles dépressifs n’est pas établi à ce jour. Toutefois, une vigilance particulière est nécessaire afin de détecter et de prendre en charge précocement toute modification inhabituelle de l’état psychologique du patient.

Rappelons que, avant l’initiation d’un traitement par isotrétinoïne orale, toutes les patientes en âge de procréer doivent signer un accord de soin et de contraception, recevoir un carnet-patiente et une brochure sur la contraception. Une contraception efficace doit être instaurée au moins 4 semaines avant le début du traitement. Un test sérologique de grossesse doit être réalisé dans les 3 jours précédant la première prescription puis mensuellement.

Les patientes doivent présenter leur carnet à chaque consultation et pour toute dispensation d’isotrétinoïne. Avant toute délivrance, les pharmaciens doivent s’assurer que le carnet-patiente mentionne la date et le résultat des tests de grossesse et que l’ordonnance date de moins de 7 jours.

24
novembre
2011

L’Afssaps et la DGCCRF alertent sur les risques liés à la pratique de la dépigmentation volontaire de la peau. Des documents d’information destinés au public et aux professionnels de santé sont disponibles sur le site de l’Afssaps.

De nombreuses personnes ont recours à la dépigmentation volontaire pour éclaircir la teinte naturelle de leur peau. Cette pratique repose sur l’usage :
- de médicaments ou de préparations magistrales à fort pouvoir éclaircissant détournés de leur indication médicale ;
- de contrefaçons de médicaments ou de produits éclaircissants illicites contenant le plus souvent des dermocorticoïdes, de l’hydroquinone, voire des dérivés mercuriels.

Ces produits exposent à des risques pour la santé : maladies de peau (infections, acné, vergetures, atrophie, troubles de la pigmentation…), risque accru notamment de diabète, d’hypertension artérielle, de complications rénales et neurologiques. Enfin, ils exposent l’enfant à des risques toxiques en cas d’utilisation chez la femme enceinte ou allaitante.

L’Afssaps et la DGCCRF recommandent de ne pas avoir recours à la dépigmentation volontaire de la peau. Elles incitent les personnes concernées à arrêter cette pratique et à consulter un médecin pour prendre en charge les éventuels effets indésirables.

Pour rappel, les professionnels de santé sont tenus de déclarer à l’Afssaps tout effet indésirable grave survenu après l’utilisation d’un produit éclaircissant de la peau comme pour tout produit cosmétique.

Un rapport d’expertise sur l’évaluation des risques liés à la dépigmentation volontaire, une liste des produits éclaircissants non conformes et dangereux et un document d’information destiné au public "Dépigmentation volontaire de la peau : Attention danger" peuvent être consultés et téléchargés sur le site de l’Afssaps : www.afssaps.fr.

11
avril
2011

A l’occasion de la Journée Mondiale de la maladie de Parkinson (11 avril 2011), l’Afssaps édite une brochure d’information à destination des patients et de leur entourage sur les risques, notamment les troubles compulsifs du comportement, associés aux médicaments dopaminergiques (lévodopa et les agonistes dopaminergiques). L’objectif de ce document est notamment de faciliter le dialogue avec le médecin et le pharmacien.

Ces troubles du comportement peuvent se manifester par une tendance à jouer de manière inconsidérée à des jeux notamment d’argent, par des achats compulsifs, par une hypersexualité conduisant parfois à des conduites inappropriées… Ils peuvent avoir des conséquences graves, notamment sociales, professionnelles et familiales.

Ces effets indésirables concernent l’ensemble des médicaments dopaminergiques. Ils sont majoritairement rapportés chez les patients parkinsoniens traités par des posologies élevées de médicament ou lors d’associations de plusieurs médicaments dopaminergiques. Ils sont généralement réversibles après diminution des doses ou modification du traitement.

La brochure "Médicaments dopaminergiques : mieux connaître certains effets indésirables pour en parler plus facilement", élaborée avec des neurologues et des représentants d’associations de patients, permet d’alerter les patients ou leur entourage sur ces effets indésirables et de les inciter à consulter leur médecin ou interroger leur pharmacien lors de la survenue de ces troubles.

Rappelons que tout effet indésirable grave ou inattendu doit être déclaré par les professionnels de santé aux centres régionaux de pharmacovigilance.

Commander la brochure mise à disposition par le Cespharm !

15
mars
2011

La poursuite de la réévaluation des médicaments indiqués dans la prise en charge de la toux chez le nourrisson a conduit l’Afssaps à contre-indiquer, chez l’enfant de moins de 2 ans, les spécialités antihistaminiques H1 de première génération à base de phénothiazines (prométhazine, alimémazine et oxomémazine), chlorphénamine, pimétixène ainsi que le fenspiride, utilisés dans le traitement de la toux.

Cette contre-indication est effective à partir du 15 mars 2011. En conséquence, les résumés des caractéristiques du produit (RCP), les notices et les conditionnements des médicaments concernés ont été modifiés, les spécialités strictement indiquées chez le nourrisson étant retirées du marché.

Les conditions d’utilisation de ces médicaments sont désormais différentes selon l’âge des enfants. Pour rappel, l’Afssaps, en partenariat avec la Société française de pédiatrie et la Société pédiatrique de pneumologie et d’allergologie, a redéfini les modalités de prise en charge de la toux aiguë chez le nourrisson en octobre dernier.

Les pharmaciens sont en première ligne pour informer les parents de ces nouvelles recommandations, des mesures hygiéno-diététiques préconisées et des symptômes nécessitant une consultation médicale.

Pour les y aider, le dépliant "Bébé tousse ?", à remettre aux parents, résume les mesures permettant d’améliorer le confort de l’enfant et les situations qui requièrent un avis médical. Une série de questions-réponses sur la toux du nourrisson est par ailleurs disponible sur le site de l’Afssaps afin de répondre aux principales interrogations des parents.

Commandez des exemplaires du dépliant à remettre aux parents auprès du Cespharm !

16
décembre
2010

3% environ des accidents de la route sont attribuables à la prise de médicaments. Tel est le résultat d’une étude de grande envergure coordonnée par l’Inserm dans le cadre d’une collaboration entre l’Afssaps, la Caisse nationale d’Assurance Maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) et l’Institut national de recherche sur les transports et leur sécurité (INRETS).

Le risque principal d’accidents de la route provient des médicaments de niveau 2 ou de niveau 3, essentiellement anxiolytiques, hypnotiques, antiépileptiques et antidépresseurs. La prise de médicaments de niveau 1, bien qu’ayant des effets reconnus comme pouvant retentir sur les capacités de conduite, ne semble, en revanche, pas avoir d’incidence sur l’accidentologie.

Rappelons que dès 2005, l’Afssaps a catégorisé l’ensemble des spécialités susceptibles d’altérer l’aptitude à la conduite, du niveau 1 (risque faible) au niveau 3 (risque maximal). Cette classification s’est accompagnée d’un système d’information des usagers sous la forme de trois pictogrammes correspondant chacun à un niveau de risque du médicament.

Les pharmaciens sont en première ligne pour informer et conseiller les patients sur les effets potentiels des médicaments sur la conduite automobile. Pour vous aider à intervenir dans ce domaine, l’Afssaps propose, sur son site, une Mise au point « Médicaments et conduite automobile » destinée aux professionnels de santé. Le Cespharm met à votre disposition la brochure à remettre au public, éditée par l’Afssaps, sur ce thème.

Commandez auprès du Cespharm la brochure « Médicaments et conduite automobile » destinée au public !