Bon usage du médicament
L’Afssaps propose un document d’information que les médecins sont invités à remettre aux patients avant de débuter un traitement par isotrétinoïne orale. L’objectif est d’alerter sur les risques associés au traitement, notamment les effets tératogènes et les troubles psychologiques.
Le feuillet, à imprimer sur le site de l’Afssaps, est un outil de dialogue avec le patient et son entourage. Il précise les règles à respecter au cours d’un traitement par isotrétinoïne orale pour prévenir la survenue d’effets indésirables graves. Les principaux sont le risque de malformations fœtales et les troubles psychologiques, en particulier troubles dépressifs et comportements suicidaires.
L’Afssaps précise que le lien entre la prise d’isotrétinoïne et la survenue de troubles dépressifs n’est pas établi à ce jour. Toutefois, une vigilance particulière est nécessaire afin de détecter et de prendre en charge précocement toute modification inhabituelle de l’état psychologique du patient.
Rappelons que, avant l’initiation d’un traitement par isotrétinoïne orale, toutes les patientes en âge de procréer doivent signer un accord de soin et de contraception, recevoir un carnet-patiente et une brochure sur la contraception. Une contraception efficace doit être instaurée au moins 4 semaines avant le début du traitement. Un test sérologique de grossesse doit être réalisé dans les 3 jours précédant la première prescription puis mensuellement.
Les patientes doivent présenter leur carnet à chaque consultation et pour toute dispensation d’isotrétinoïne. Avant toute délivrance, les pharmaciens doivent s’assurer que le carnet-patiente mentionne la date et le résultat des tests de grossesse et que l’ordonnance date de moins de 7 jours.
L’Afssaps et la DGCCRF alertent sur les risques liés à la pratique de la dépigmentation volontaire de la peau. Des documents d’information destinés au public et aux professionnels de santé sont disponibles sur le site de l’Afssaps.
De nombreuses personnes ont recours à la dépigmentation volontaire pour éclaircir la teinte naturelle de leur peau. Cette pratique repose sur l’usage :
- de médicaments ou de préparations magistrales à fort pouvoir éclaircissant détournés de leur indication médicale ;
- de contrefaçons de médicaments ou de produits éclaircissants illicites contenant le plus souvent des dermocorticoïdes, de l’hydroquinone, voire des dérivés mercuriels.
Ces produits exposent à des risques pour la santé : maladies de peau (infections, acné, vergetures, atrophie, troubles de la pigmentation…), risque accru notamment de diabète, d’hypertension artérielle, de complications rénales et neurologiques. Enfin, ils exposent l’enfant à des risques toxiques en cas d’utilisation chez la femme enceinte ou allaitante.
L’Afssaps et la DGCCRF recommandent de ne pas avoir recours à la dépigmentation volontaire de la peau. Elles incitent les personnes concernées à arrêter cette pratique et à consulter un médecin pour prendre en charge les éventuels effets indésirables.
Pour rappel, les professionnels de santé sont tenus de déclarer à l’Afssaps tout effet indésirable grave survenu après l’utilisation d’un produit éclaircissant de la peau comme pour tout produit cosmétique.
Un rapport d’expertise sur l’évaluation des risques liés à la dépigmentation volontaire, une liste des produits éclaircissants non conformes et dangereux et un document d’information destiné au public "Dépigmentation volontaire de la peau : Attention danger" peuvent être consultés et téléchargés sur le site de l’Afssaps : www.afssaps.fr.
A l’occasion de la première édition de la semaine de la sécurité des patients, du 21 au 25 novembre prochains, le Cespharm met à la disposition des confrères une sélection de brochures sur le thème du bon usage du médicament.
La semaine de la sécurité des patients, organisée par la Direction générale de l’offre de soins (DGOS), a pour objectif de promouvoir la communication entre patients et professionnels de santé autour de la sécurité des soins. Trois thèmes prioritaires ont été retenus :
- Bien utiliser les médicaments,
- Agir sur les situations à risque,
- Comprendre les indicateurs de qualité des soins.
Entre le 21 et le 25 novembre 2011, les professionnels de santé – notamment les pharmaciens – sont invités à mettre en place des actions de sensibilisation des patients et du public sur ces thématiques. Les outils de la campagne – affiche, documents professionnels et documents à remettre aux patients sur les trois thèmes prioritaires – sont téléchargeables sur le site du ministère chargé de la santé.
Une sélection de brochures sur le thème du bon usage du médicament est par ailleurs disponible à la commande auprès du Cespharm dans la rubrique "Tout le catalogue/Bon usage du médicament".
Participez à cette manifestation et commandez les outils mis à disposition par le Cespharm !









