Soumission chimique : campagne nationale d’information

02/10/2026

Le ministère chargé de l’Egalité entre les femmes et les hommes lance une campagne de sensibilisation pour lutter contre la soumission chimique, aux côtés de l’association #MendorsPas. Le Cespharm met à votre disposition une sélection d’outils élaborés notamment par le Centre de référence sur les agressions facilitées par les substances (CRAFS).

Chaque année en France, près de 1 200 cas suspects sont recensés. Dans 9 cas sur 10, l’agresseur est connu de sa victime : un conjoint, un collègue, un voisin, un ami. Trop souvent, les victimes sont empêchées et privées de leur capacité à réagir, à comprendre ce qui leur arrive ou parfois même à s'en souvenir. Très souvent, elles peinent à identifier les faits, à les signaler ou à engager des démarches.

Face à ce constat, le gouvernement lance une campagne nationale de sensibilisation contre la soumission chimique aux côtés de l’association #MendorsPas, avec le soutien du CRAFS et de la députée Sandrine Josso. Son objectif ? Permettre à chacun de reconnaître les signes de la soumission chimique, de croire les victimes et de les accompagner.

La campagne s’appuie notamment sur la diffusion d’un film et de photographies, à la télévision, sur les plateformes numériques, dans l’espace public et la presse.

Des outils pour informer le public

A cet effet, le Cespharm vous propose en téléchargement :

Pour rappel, la plateforme du CRAFS permet aux victimes suspectant une soumission chimique d’entrer en contact avec une équipe de pharmacologues spécialisés formés à l’écoute et aux violences et harcèlements sexistes et sexuels, via un service de téléconseil strictement confidentiel joignable au 01 40 05 42 70 (ouvert du lundi au vendredi de 9h à 13h et de 14h à 18h). Elle propose des informations sur le circuit de prise en charge et fournit des contacts utiles pour les démarches à effectuer.

Pour vous aider à répondre aux questions du public, le Cespharm vous propose un document d’information professionnelle sur la soumission chimique.

Une expérimentation en cours pour améliorer la prise en charge des victimes

Depuis le 1er janvier 2026, une expérimentation relative à la lutte contre la soumission chimique est déployée pour une durée de 3 ans dans les Hauts-de-France, les Pays de la Loire et en Île-de-France.

Afin de garantir un accès rapide, simplifié aux analyses toxicologiques et de lever les obstacles qui freinent encore la prise en charge des victimes, notamment le dépôt de plainte, le circuit proposé dans les régions expérimentatrices permet à toute personne s’estimant victime de soumission chimique de bénéficier d’analyses toxicologiques prises en charge par l’Assurance maladie, sur prescription médicale, en dehors de tout circuit judiciaire.

Le Cespharm met à la disposition des pharmaciens biologistes exerçant dans ces territoires les supports d’accompagnement élaborés par le CRAFS.

Pour en savoir plus : cliquer ici.