Journée nationale du don d’organes: un jour pour en parler, des milliers de vies sauvées
Chaque année, le 22 juin marque la Journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe et de reconnaissance aux donneurs. Cette journée est un moment clé pour sensibiliser le grand public et encourager chacun à faire part de sa position à ses proches. En tant que professionnels de santé de proximité, les pharmaciens jouent un rôle essentiel.

À l'occasion du 22 juin, l'Agence de la biomédecine (ABM) déploie une campagne d'information d'envergure via la diffusion de spots télévisés et radio, la publication de posts sur les réseaux sociaux et l’organisation d’actions sur le terrain.
En 2025, 6 148 greffes ont été réalisées grâce à 1 590 donneurs. Malgré cela, au 1er janvier 2026, 23 294 malades étaient encore en attente d’une greffe et 966 sont décédés en 2025 alors qu’ils figuraient sur la liste d’attente.
74 % des Français se disent favorables au don de leurs organes après leur mort, mais seuls 49 % ont fait part de leur position à leurs proches.
Bien que chacun soit présumé donneur, la loi impose aux équipes médicales de consulter les proches pour recueillir une éventuelle opposition du défunt. Or, lorsque le sujet n’a jamais été abordé, l'entourage rapporte une opposition dans plus d'un cas sur trois.
La désinformation conduit également à des inscriptions massives sur le Registre national des refus. En tant que professionnels de santé de proximité, les pharmaciens peuvent engager le dialogue avec leurs patients, et ainsi se faire le relai de 6 informations essentielles :
- Le don n'est pas automatique. En l'absence d'inscription sur le registre national des refus, les proches sont toujours consultés avant tout prélèvement.
- La carte de donneur n’existe pas. Aucun document n'est nécessaire. C'est la parole transmise à vos proches qui compte.
- Il n'y a pas de limite d'âge. On peut donner après 80 ans : c'est l'état des organes qui est évalué, pas l'âge du donneur.
- L'attribution est équitable. Chaque greffe est attribuée selon des critères médicaux stricts. Le patient dont l'état est le plus urgent est greffé en priorité.
- Le don est compatible avec les religions. Les trois principales religions monothéistes pratiquées en France l'autorisent, et le don n’empêche pas les rites funéraires.
- Le corps est respecté. Le prélèvement est une intervention chirurgicale réalisée au bloc opératoire. Le corps est ensuite restauré et restitué à la famille.
Pour aborder cette thématique, le Cespharm met à disposition une affiche, deux brochures ainsi qu’un document pour les professionnels de santé « Mieux comprendre pour mieux en parler ». Le don d’organes est également mis en avant dans les boucles vidéos proposées pour les mois de mai-juin 2026 dans le programme "La minute santé publique".
Par ailleurs, à l'occasion de cette journée de mobilisation, le Collectif Greffes +, collectif d’associations œuvrant pour le don d’organes, avec le soutien de l'ABM, invite les pharmaciens qui le souhaitent à rejoindre le réseau des « ambassadeurs du don d'organes ». Cette démarche s’inscrit dans une action nationale avec plus de 1400 ambassadeurs engagés (villes, collectivités, entreprises, établissements scolaires, ARS…). Si vous souhaitez vous mobiliser sur cette thématique et devenir ambassadeur du don d'organes, écrivez à l'adresse suivante : mambassadeurs@greffesplus.fr.





