Cancer du col utérin : promouvoir son dépistage

26/01/2026

L’INCa mène une campagne d’information sur le dépistage organisé du cancer du col de l’utérus. Des outils sont mis à votre disposition pour sensibiliser les femmes concernées

Chaque année, en France, le cancer du col de l'utérus (CCU) touche plus de 3 100 femmes et est responsable d’environ 800 décès.

Grâce à un dépistage régulier entre 25 et 65 ans, ce cancer pourrait être évité dans 90% des cas. Réalisé aux intervalles recommandés, son dépistage permet de repérer des lésions précancéreuses ou un cancer à un stade précoce, et d’augmenter ainsi les chances de guérison. Pourtant, 40% des femmes concernées ne réalisent pas, ou pas régulièrement, cet examen.

A l’occasion de la 20e semaine européenne de prévention et de dépistage du CCU, du 26 au 31 janvier, l’INCa rappelle aux femmes de 25 à 65 ans l’importance de se faire dépister régulièrement contre ce cancer.

Le dépistage organisé du CCU en pratique

Il s’adresse à toutes les femmes asymptomatiques de 25 à 65 ans, vaccinées ou non contre les HPV, et ce même après la ménopause ou en l’absence d’activité sexuelle. La fréquence et le choix du test de dépistage diffèrent selon l’âge :

  • Entre 25 et 29 ans, le dépistage est basé sur un examen cytologique : deux tests à un an d’intervalle, suivi d’un nouveau test trois ans après si le résultat des deux premiers tests est normal ;
  • Entre 30 et 65 ans, le dépistage repose sur la réalisation d’un test de détection du génome des HPV à haut risque (test HPV-HR) tous les 5 ans.

Concrètement, les femmes concernées n’ayant pas réalisé de dépistage dans les délais recommandés sont invitées par l’Assurance maladie (courrier et mail) à se faire dépister (prise en charge à 100 %, sans avance de frais).

Faire connaître la diversité des professionnels de santé habilités à réaliser ce dépistage

Le prélèvement cervico-utérin peut être effectué par un gynécologue, un médecin généraliste, une sage-femme, mais également à l’hôpital, dans un laboratoire de biologie médicale (LBM), un centre de santé, un centre mutualiste ou un centre de planification et d’éducation familiale.

A noter : les biologistes médicaux (médecins ou pharmaciens) travaillant dans des LBM peuvent désormais réaliser ce prélèvement et l’acte d’analyse de dépistage à la suite du prélèvement, sans prescription médicale, sur présentation de l’invitation au dépistage organisé du CCU, après vérification de l’éligibilité de la femme (ameli.fr).

L’INCa propose sur  le site « Jefaismondepistage.e-cancer.fr » un accès direct aux plateformes de rendez-vous en ligne.

Des outils pour communiquer

Pour vous aider à relayer cette campagne, le Cespharm vous propose une affiche promouvant le dépistage organisé du CCU et un dépliant d’information sur ce dépistage destiné aux femmes concernés.