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Quels concepts ?

L’éducation pour la santé

L'éducation pour la santé a été définie par l'OMS (36e assemblée mondiale de la santé, 1983) comme "tout ensemble d'activités d'information et d'éducation qui incitent les gens à vouloir être en bonne santé, à savoir comment y parvenir, à faire ce qu'ils peuvent individuellement et collectivement pour conserver la santé, à recourir à une aide en cas de besoin".

De façon plus précise, l’OMS indique que "l'éducation pour la santé est la composante des soins de santé qui vise à encourager l'adoption de comportements favorables à la santé. [...] Par l'éducation pour la santé, on aide les gens à élucider leur propre comportement et à voir comment ce comportement influence leur état de santé. On les encourage à faire leurs propres choix pour une vie plus saine. On ne les force pas à changer. [...] L'éducation pour la santé ne remplit pleinement sa fonction que si elle encourage les gens à participer et à choisir eux-mêmes. Ainsi, ce n'est pas faire de l'éducation pour la santé que dire simplement d'adopter un comportement favorable à la santé" (Manuel d'éducation pour la santé dans l'optique des soins de santé primaires. Genève : OMS ; 1990).

Ainsi que cela a été défini dans le Plan national d’éducation pour la santé (Ministère de l’emploi et de la solidarité, Secrétariat d’Etat à la Santé et aux Handicapés ; février 2001), "l’éducation pour la santé a pour but que chaque citoyen acquière tout au long de sa vie les compétences et les moyens qui lui permettront de promouvoir sa santé et sa qualité de vie ainsi que celles de la collectivité. [...] Elle s’adresse à la population dans toute sa diversité avec le souci d’être accessible à chacun. [...] L’éducation pour la santé aide chaque personne, en fonction de ses besoins, de ses attentes et de ses compétences, à comprendre l’information et à se l’approprier pour être en mesure de l’utiliser dans sa vie".

 
L’éducation thérapeutique du patient

En 1998, un groupe de travail de l’OMS-Europe a proposé la définition suivante (reprise aujourd’hui par la Haute autorité de santé et l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé, 2007)... 

"L’éducation thérapeutique du patient vise à aider les patients à acquérir ou maintenir les compétences dont ils ont besoin pour gérer au mieux leur vie avec une maladie chronique. Elle fait partie intégrante et de façon permanente de la prise en charge du patient. Elle comprend des activités organisées, y compris un soutien psychosocial, conçues pour rendre les patients conscients et informés de leur maladie, des soins, de l’organisation et des procédures hospitalières, et des comportements liés à la santé et à la maladie. Ceci a pour but de les aider (ainsi que leurs familles) à comprendre leur maladie et leur traitement, collaborer ensemble et assumer leurs responsabilités dans leur propre prise en charge, dans le but de les aider à maintenir et améliorer leur qualité de vie".

Dans leur rapport "Pour une politique nationale d’éducation thérapeutique du patient" remis à la ministre de la santé Roselyne Bachelot (le 2 septembre 2008), Christian Saout, le Pr. Bernard Charbonnel et le Pr. Dominique Bertrand ont souhaité donner à la définition de l’OMS un caractère plus opérationnel, centré sur le besoin d’autonomie du patient atteint d’une maladie chronique : "L’éducation thérapeutique s’entend comme un processus de renforcement des capacités du malade et/ou de son entourage à prendre en charge l’affection qui le touche, sur la base d’actions intégrées au projet de soins. Elle vise à rendre le malade plus autonome par l’appropriation de savoirs et de compétences afin qu’il devienne l’acteur de son changement de comportement, à l’occasion d’évènements majeurs de la prise en charge (initiation du traitement, modification du traitement, événements intercurrents, …) mais aussi plus généralement tout au long du projet de soins, avec l’objectif de disposer d’une qualité de vie acceptable".

La loi "Hôpital, patients, santé et territoires" (HPST) du 21 juillet 2009 a inscrit l’éducation thérapeutique du patient (ETP) dans le Code de la santé publique (Art. L. 1161-1 à L. 1161-6). L’ETP est ainsi officiellement reconnue comme s’inscrivant dans le parcours de soins du patient. Selon la loi HPST, elle est déclinée en trois modalités opérationnelles distinctes :
- les programmes d’éducation thérapeutique du patient (Art. L. 1161-2 du CSP), qui sont soumis à une autorisation par les Agences régionales de santé et au respect d’un cahier des charges national ;
- les actions d’accompagnement (Art. L. 1161-3 du CSP), qui ont pour objet "d’apporter une assistance et un soutien aux malades, ou à leur entourage, dans la prise en charge de la maladie". Elles doivent être conformes à un cahier des charges national (textes d’application en attente) ;
- les programmes d’apprentissage (Art. L. 1161-5 du CSP), qui ont pour objet "l’appropriation par les patients des gestes techniques permettant l’utilisation d’un médicament le nécessitant". Ils sont soumis à une autorisation délivrée par l’ANSM (anciennement Afssaps).

Les textes d’application de la loi HPST relatifs aux programmes d’ETP, publiés au Journal Officiel le 23 janvier 2015, le 2 juin 2013 et le 4 août 2010, définissent les compétences requises pour dispenser ou coordonner l’ETP (Décret n°2013-449 du 31 mai 2013 et arrêté du 2 août 2010 modifié par les arrêtés du 14 janvier 2015 et du 31 mai 2013), fixent les conditions d’autorisation des programmes d’ETP par les Agences régionales de santé (Décret n°2010-904 du 2 août 2010) et précisent le contenu du cahier des charges à respecter (Arrêté du 14 janvier 2015).

Le guide méthodologique "Structuration d’un programme d’éducation thérapeutique du patient dans le champ des maladies chroniques" , publié en juin 2007 par la Haute Autorité de Santé en lien avec l’INPES, sert de référentiel quant aux modalités de mise en œuvre de ces programmes.

  
La prévention

La prévention constitue l’ensemble des mesures visant à éviter ou à réduire le nombre et la gravité des maladies ou des accidents.

On distingue trois niveaux de prévention :

  • la prévention primaire se situe en amont de l’apparition des problèmes de santé. Elle vise à diminuer l’incidence d’une maladie ou d’un accident dans une population donnée, et donc à réduire le risque d’apparition de nouveaux cas (ex : vaccination). 
  • la prévention secondaire se situe au tout début de la maladie. Elle tente de diminuer la prévalence d’une maladie dans une population donnée, et donc de réduire sa durée d’évolution. Elle comprend le dépistage et le traitement précoces de la maladie.
  • la prévention tertiaire a pour but d’éviter les récidives ou les complications d’une maladie avérée. Il s’agit de réduire les invalidités fonctionnelles consécutives à la maladie. Elle prend en compte les actions du domaine de la réadaptation, de l’intégration et de la réinsertion professionnelles et sociales.
Publié 12/09/2017